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Dégât des eaux

Qui paie la recherche de fuite ?

Dans un immeuble, c'est en général votre propre assureur qui prend en charge la recherche de fuite — même si la fuite vient de chez le voisin, et même avant qu'on sache d'où elle vient.

Pourquoi la question se pose

Une fuite se déclare. On ne sait pas d'où elle vient. Pour la réparer, il faut d'abord la localiser — et localiser coûte cher, parfois autant que la réparation.

Alors chacun attend. Vous attendez le voisin, le voisin attend l'expertise, l'assurance attend de savoir qui est responsable. Pendant ce temps, l'eau coule.

Le principe, en immeuble

Les assureurs ont conclu entre eux une convention qui règle ce cas précis, dans la limite d'un certain montant de dommages.

L'idée est simple : c'est en principe l'assureur de l'occupant du local où la recherche doit être faite qui l'organise, sans attendre de savoir qui est responsable. Entre assureurs, une convention (IRSI) fixe les règles : jusqu'à 1 600 € HT de dommages par local, pas de recours entre assureurs ; entre 1 600 et 5 000 € HT, une expertise commune est organisée ; au-delà, d'autres règles s'appliquent. Pour vous, l'essentiel ne change pas : déclarez à votre propre assureur.

Ce qu'il faut en retenir : vous n'avez besoin ni de l'accord du voisin, ni de connaître l'origine de la fuite, pour faire avancer votre dossier.

Les cas où ça se complique

Quand les dommages dépassent le plafond de la convention

Au-delà des plafonds de cette convention, on revient au droit commun : il faut établir la responsabilité, ce qui prend plus de temps.

En maison individuelle

La convention concerne les immeubles. Pour une maison, tout dépend de votre contrat : certains couvrent la recherche de fuite, d'autres non, d'autres avec un plafond. C'est à vérifier noir sur blanc, et c'est une clause qu'on ne lit jamais avant d'en avoir besoin.

Quand il s'agit d'une infiltration lente

Une humidité qui s'installe par défaut d'entretien n'est en général pas traitée comme un dégât des eaux. C'est la distinction la plus fréquemment opposée par les assureurs, et elle se joue souvent sur le rapport technique.

Le vrai piège

Ce n'est pas le refus de l'assurance. C'est l'attente.

Chaque semaine où l'eau continue de couler, les dégâts grossissent et l'humidité imprègne les structures. La question passe de « qui paie la recherche » à « qui paie la reprise ». À ce montant-là, on sort du cadre simple, et tout devient plus long.

Déclarer tôt ne coûte rien. Attendre coûte cher.

Ce que ça change pour vous

  1. 01Déclarez dès que vous constatez le dégât, même si vous êtes certain que ça vient d'ailleurs.
  2. 02Avant de commander une recherche à vos frais, déclarez et demandez à votre assureur qui doit l'organiser. Si elle a déjà été faite, gardez la facture, le rapport et les photos.
  3. 03Ne réparez pas avant. Fuite colmatée et traces effacées, plus personne ne peut établir l'origine.

Sources : service-public.gouv.fr — Dégât des eaux (F1352) · INC — conventions entre assureurs (IRSI)

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